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TICsanté.com - 30 janvier 2014 - SIB : Baptiste Le Coz succède au "pionnier" Robert Crépeaux

Cette dépêche parue le 30 janvier 2014 sur le site TICsante.com  - le journal APM de l'informatique - revient sur le changement de Directeur technique au SIB.

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PARIS, 30 janvier 2014 (TICsanté) – Après plus de 40 ans de travaux dans l'informatique hospitalière, Robert Crépeaux quittera demain son poste de directeur technique du Syndicat interhospitalier de Bretagne (SIB). Baptiste Le Coz, nouveau venu dans le secteur, prendra sa succession lundi.

Cette succession fait suite à la décision de Robert Crépeaux de faire valoir ses droits à la retraite, en octobre 2014. Il restera jusque-là à temps partiel au SIB , en tant que chargé de mission.
Baptiste Le Coz, a intégré le SIB en octobre en tant que directeur technique adjoint. Titulaire d'un DEA en informatique de l'université Vincennes-Saint-Denis (Paris 8), il a travaillé chez plusieurs éditeurs et intégrateurs de logiciels, avant de devenir en 2005 directeur des systèmes d'information (DSI) au Centre national de documentation pédagogique (CNDP), jusqu'en 2009. De 2009 à 2013, il a été DSI adjoint au rectorat de Rennes. 

Baptiste Le Coz est donc nouveau dans le secteur de la santé, mais "les activités industrielles informatiques, quels que soient les domaines où elles s'appliquent, ont des points communs", assure-t-il. Le secteur de la santé est "passionnant" et "particulièrement riche", observe-t-il. "Robert Crépeaux a monté beaucoup de choses dans l'informatique hospitalière, mais il nous reste encore beaucoup de travail", sourit-il.

Le directeur technique historique du SIB est en effet l'une des figures de l'informatique hospitalière en France. Formé à l'École nationale supérieure d'informatique pour l'industrie et l'entreprise (Ensiie), il a rédigé son mémoire d'ingénieur sur l'informatisation des transfusions sanguines, en 1972. Il était alors employé à la Division de l'organisation et des méthodes informatiques (Domi) du ministère chargé de la santé.

Entre 1975 et 1977, il a été chargé par la société Sema de mettre en oeuvre les logiciels de facturation hospitalière et de paye Sigma sur les centres régionaux d'informatique hospitalière (CRIH) de Limoges, Clermont-Ferrand et Toulouse et sur les 26 centres hospitaliers des Antilles.

Après ce passage, je souhaitais revenir au domaine médical, que j'avais découvert avec la transfusion sanguine", se souvient Robert Crépeaux. Il entre alors au CHU de Rennes, où il est chargé de déployer le système d'information Fontenoy, puis devient chef de centre du CRIH de Haute-Bretagne en 1985, lequel deviendra le SIB en 1993.

Premier circuit du médicament informatisé de France (Fontenoy Pharmacie, en 1977), premier noyau de SIH (système d'information hospitalier) avec le CRIH de Rennes, en 1992, déploiement d'un réseau d'imagerie médicale, en 2001... Robert Crépeaux est de toutes les évolutions du secteur. "J'avais un goût pour les projets risqués et une forte confiance dans les équipes avec lesquelles je travaillais", explique-t-il modestement. 

Le SIB a aussi été un des premiers acteurs à se lancer dans l'hébergement de données de santé, en 2002.

En 40 ans, le directeur technique a vu la technologie passer des systèmes centralisés sur de gros ordinateurs à d'autres plus mobiles et proches des utilisateurs. A ce titre, il est "très fier" du projet Sillage, lancé en 2005.

Ce dossier patient informatisé regroupe des fonctionnalités de dossier patient, de production de soins, de gestion de rendez-vous, etc. "L'idée était de suivre la prise en charge du patient, depuis son arrivée à l'hôpital jusqu'à sa sortie, avec un lien avec les établissements de soins de suite", explique Robert Crépeaux.

Cette offre de progiciels du SIB sera amenée à évoluer dans les prochaines années, explique Baptiste Le Coz. "Le secteur de la santé compte encore beaucoup de produits de niche", observe-t-il. "La stratégie du SIB va donc être de couvrir un périmètre plus large de spécialités, sans remettre en cause nos fondements", ajoute-t-il.

Cette stratégie sera définie dans les prochaines semaines entre les équipes internes du syndicat et ses adhérents. /mb

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