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DH Magazine - 1er trimestre 2013 - Entre SILLAGE et GENOIS, la refonte du Système d'Information en un temps record - CHI Fecamp

Cette interview de Vincent REGNAULT , RSI du CHI de Fécamp , est parue en février 2013 dans le numéro 145 du magazine spécialisé DH Magazine .

ENTRE « SILLAGE » ET « GÉNOIS »  LA REFONTE DU SYSTEME D’INFORMATION EN UN TEMPS RECORD

DH Magazine - 1er trimestre 2013 - Entre SILLAGE et GENOIS, la refonte du Système d'Information en un temps record - CHI Fecamp

DH MAGAZINE - Quelles  sont les principales caractéristiques du Système d’Information de l’hôpital aujourd’hui ?

Vincent Régnault  - L’arrivée sur le nouveau site en septembre 2006 avait été l’occasion de moderniser le parc informatique et de recenser l’ensemble des traitements automatisés de l’information, La spécificité du site est que toute l’infrastructure est mutualisée entre l’hôpital et la clinique Elle sous-traite en effet la gestion de son parc informatique et de son système d’information CHI de Fécamp. La mutualisation porte sur l’ensemble du réseau informatique. Les établissements ont en commun leur sortie web, l’annuaire et Ie système de messagerie, la politique de protection antivirale, les systèmes de fichiers et les sauvegardes.Ces dernières années, nous avons investi dans des développements importants, comme un PACS qui permet l’archivage de tous les clichés de scanner, la réplication de la salle informatique sur un site distant, ou encore la mise en place d’un réseau wi-fi au second semestre 2012, Mais nous sommes sur le point de franchir un cap avec le déploiement du dossier patient informatisé.

DH : Quelles sont les solutions que vous avez retenues pour mener à bien ce projet ?

V. Regnault :  Les applications administratives que nous avons aujourd’hui sont issues d’une gamme de produits très difficiles à interfacer et qui n’est pas aboutie dans certaines branches. Le déploiement du DPI nous oblige donc aussi à revoir ces outils, mais c’est en même temps une formidable opportunité. Pour le DPI, nous avons retenu Sillage et Génois pour le circuit du médicament, tous deux étant édités par le Syndicat Interhospitalier de Bretagne (SIB). Pour la partie gestion administrative du patient, la gestion financière et des ressources humaines, nous avons retenu les produits proposés par le GIP Mipih. […] Avec seulement trois informaticiens au sein de notre établissement, il était plus optimal et sécurisé d’avoir recours à un hébergeur agréé de données de santé, à qui nous déléguons l’installation des machines, leur suivi, l’installation des mises à jour et des sauvegardes. Par ailleurs, un tél hébergeur présente toutes les garanties en matière de réversibilité et de récupération des données du système.

DH : Comment ce projet a-t-il été mené ?

V. Regnault :   C’est un projet qui a été mené conjointement avec d’autres établissements de la communauté hospitalière de territoire – CHT – de l’Estuaire, créée en novembre 2011. Au milieu de l’année 2011, nous avons entamé des démarches de recherche d’un DPI. En mars 2012, les établissements ont fait le choix de maquetter Sillage et Génois sur une plate-forme commune. La CHT est très utile pour les échanges et retours d’expérience entre les acteurs des différents établissements. Le souhait initial était d’avoir un DPI partagé au sein de la CHT avec un établissement qui aurait été agréé hébergeur de données de santé, mais, pour l’instant ce n’est pas le cas. Par ailleurs, la question du consentement du patient se serait posée. La collaboration au sein de la CHT se poursuit et est adossé à un Groupement de Coopération Sanitaire – GCS – de moyens, qui nous permet de mutualiser des achats, l’assistance utilisateur et la veille technologique. 

DH : Quel est le calendrier du déploiement ?

V. Regnault :   Au 1er janvier 2013, nous démarrons le volet qui concerne la gestion économique, financière etressources humaines. A compter de juin 2013, la Gestion Administrative des Malades sur l’ensemble de l’établissement et le Circuit du Médicament avec le DPI, qui seront progressivement déployés dans les services avec une flotte de chariots mobiles qui permettront d’avoir Ie poste de travail au pied du patient.

DH : Y a-t-II un accompagnement prévu ?

V. Regnault :  Pour mener à bien ce projet, une équipe a été constituée, comprenant huit personnes représentant les principaux groupes d’utilisateurs de l’hôpital. Par ailleurs, des référents métiers sont formés par les éditeurs et assureront le transfert de compétences vers les équipes.

DH : Quelles sont les garanties pour la sécurité du système ?

V. Regnault :  II convenait de se conformer aux exigences réglementaires en matière de confidentialité des données médicales, tant pour la conservation que pour la transmission - décret de confidentialité.Le premier élément pour cela a été la mise en place du SSO, ou simple authentification en français. Très concrètement, le personnel médicaI et soignant dispose d’une carte de professionnel de santé - CPS. Un simple passage de la carte devant le poste de travail suffit pour avoir accès à la session utilisateur. Le gros avantage est que leur session étant itinérante, ils la retrouvent ainsi dans l’état où ils l’avaient laissée sur Ie précédent poste de travail. Cela est très utile par exemple aux urgences, où les professionnels de santé passent d’un box à un autre. Voilà une bonne illustration que sécurité, simplicité et satisfaction des usagers ne sont pas incompatibles, bien au contraire ! Le personnel administratif disposera également de sa carte de Carte de Personnel d’Etablissement – CPE –, qui fonctionnera selon les mêmes modalités.Le second point très important concerne la traçabilité des accès aux dossiers des patients. Pour un dossier patient donné, il est possible de décrire l’ensemble des actions et consultations réalisées par les professionnels de santé, toutes applications informatiques confondues, grâce à l’IPP – identifiant Permanent du Patient. Par ailleurs, l’établissement a opté pour une solution innovante de traçabilité avec la société FairWarning, qui consiste à collecter l’ensemble des actions utilisateurs des applications médicales sur un seul et même boîtier. Il agit de garantir la protection de la vie privée de nos patients en obtenant facilement, pour le responsable des traitements du Centre hospitalier - le chef d’établissement-, des éléments de preuve en cas de besoin, notamment pour les demandes de l’action judiciaire. Enfin, les envois à des professionnels de santé extérieurs à l’établissement par voie électronique se font par messagerie sécurisée. Si le destinataire n’est pas équipé de système sécurisé, l’envoi se fait en papier. […]