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14/10/2014 - Rennes Métropole - Les serveurs du SIB veillent sur votre dossier médical

À l'occasion de la Semaine du Numérique, le Syndicat interhospitalier de Bretagne (SIB) a ouvert les portes de son "Datacenter". Un centre de stockage informatique d'autant plus sécurisé qu'il héberge des données très sensibles : les dossiers médicaux de 300.000 patients.

Datacenter

"Nous hébergeons les dossiers médicaux de 300.000 patients. Ils nous sont confiés par 150 à 200 établissements hospitaliers de toute la France" souligne Daniel Corre devant les serveurs de données. Photo Didier Gouray

 

À l'occasion de la Semaine du Numérique , le Syndicat interhospitalier de Bretagne (SIB) a ouvert les portes de son "Datacenter". Un centre de stockage informatique d'autant plus sécurisé qu'il héberge des données très sensibles : les dossiers médicaux de 300.000 patients.

Caméra de  vidéosurveillance, alarmes, badges d'accès… N'entre pas qui veut dans les locaux du SIB, tout près du CHU Pontchaillou à Rennes. L'un de ses bâtiments abrite un data center, dédié exclusivement au stockage de données de santé. À l'intérieur, une salle à l'accès très sécurisé renferme de grandes armoires de métal et de verre. 
Dans de ces bocaux réfrigérés en permanence, une centaine de serveurs pas plus gros que la tour de votre ordinateur. Mais leur capacité de stockage est sans comparaison. "Nos serveurs - toujours plus petits et plus puissants - nous permettent d'héberger les dossiers de 1,5 million de patients,  souligne Daniel Corre, responsable du département hébergement et infrastructure du SIB. 
"Aujourd'hui, poursuit-il, nous hébergeons déjà les dossiers médicaux de 300.000 patients. Ils nous sont confiés par 150 à 200 établissements hospitaliers de toute la France et ce n'est pas fini".  "Nous hébergeons par exemple les dossiers des 120.000 patients bretons traités en cancérologie"  ajoute Fanch Rouault, chargé de communication du SIB. Des données particulièrement sensibles qu'il faut donc sécuriser.

 

Garantir la confidentialité des données

L'ouverture de ce data center en octobre 2012 n'a vraiment pas révolutionné l'activité du SIB sur le plan technique. "Nos procédures sont encore plus sécurisées aujourd'hui,  note Claudie David, responsable du pôle télé-santé et hébergement de données. Nous faisons de l'hébergement de données de santé depuis 2002. À l'époque, il n'y avait pas le même cadre juridique." 
 
Et c'est cela qui a vraiment changé. L'informatisation toujours plus grande dans les hôpitaux, en particulier celle des dossiers médicaux, a conduit les pouvoirs publics à encadrer rigoureusement ces données très sensibles. "Aujourd'hui, votre dossier médical numérisé abrite toutes vos données de santé collectées par les hôpitaux,  rappelle Claudie David. Il est donc indispensable d'en garantir la confidentialité. Désormais, chaque hébergeur de données de santé – nous sommes 55 en France dont seulement 4-5du secteur public – doit disposer d'un agrément du ministère de la Santé".

 

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Les serveurs sont hébergés dans de grandes armoires de métal et de verre, réfrigérées en permanence pour éviter la surchauffe des équipements.

 

Réseaux sécurisés et données cryptées

Tant que le plan technique que juridique, le cahier des charges se montre exigeant. "Nous avons par exemple développé des réseaux de fibre optique hyper-sécurisés dans lesquels ne transitent que des données de santé provenant de nos établissements hospitaliers , souligne la responsable du pôle hébergement de données. Toutes les échanges de données sont cryptés. Seules les personnes autorisées peuvent consulter un dossier médical hébergé sur nos serveurs."
Puisqu'il s'agit de santé, parfois même d'urgence vitale, ces données doivent être disponibles en permanence pour les personnels médicaux. Si besoin, des personnels d'astreinte du SIB peuvent intervenir à tout moment sur les installations; et les équipements sont doublés: installation électrique (encore renforcée par un groupe électrogène), systèmes de refroidissement, câblages..."En cas de défaillance d'un réseau, on peut basculer sur celui de secours, explique Daniel Corre. Nous n'avons jamais eu d'incident majeur jusqu'à présent mais si cela survient un jour, nos procédures sont bien rodées".   

 

Des cartes perforées aux méga-serveurs

Outre ce data center, le SIB gère de nombreux services informatiques pour les établissements hospitaliers, "de la maison de retraite de Bécherel au CHU de Rennes ou Lille: édition de progiciels de santé et décisionnels, diffusion de progiciels hospitaliers, hébergement de données de santé à caractère personnel, institut de formation, etc."  détaille Daniel Corre. "Nous travaillons avec 300 établissements hospitaliers en France. Nous sommes une structure publique qui s'autofinance (avec ses ventes de logiciels et ses contrats de service, ndlr) et nous sommes depuis près de 40 ans dans l'informatique de santé" , aujourd'hui appelée e-santé. 
"Le SIB a été créé en 1976 pour lancer l'informatique au CHU de Rennes, il a progressivement étendu ses services à d'autres établissements de Bretagne puis de toute la France. Au départ, il n'y avait même pas d'écran, on travaillait sur des cartes informatiques perforées…"  se souvient Daniel Corre.

Le développement des logiciels et des dispositifs informatiques en milieu hospitalier, jusqu'à la création du dossier médical pour les patients, a généré de nouveaux services que les hôpitaux préfèrent souvent confier au SIB:"Soit ils n'ont pas le personnel pour le faire eux-mêmes, soit cela leur coûterait plus cher que de nous le confier"  souligne Daniel Corre.

Au fil des années et des nouveaux clients et services développés, les effectifs du SIB ont augmenté. Réalisant un chiffre d'affaires annuel de 25 millions d'euros, le  Syndicat interhospitalier de Bretagne emploie désormais 220 personnes. Dont 210 ingénieurs informaticiens.

 

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